mercredi 9 août 2017

Nos premiers mois tous les 3, l'attachement avec notre bébé

Je me demande ce qui peut aider les futurs parents adoptants alors si vous me lisez, dites-moi ce qui faciliterait votre cheminement, accompagnerait votre attente, ce sera peut-être plus interactif.


J'avais l'impression durant ces premiers mois que nous vivions une sorte de "Lune de Miel" mais ce monde de la petite enfance et de la parentalité dans lequel nous sommes plongés est encore tout aussi doux aujourd'hui. Hier j'ai relu mon témoignage sur le blog "Parlons adoption" alors voici quelques morceaux choisis sur le début de la vie à 3 : 

Après plus d'une semaine entre chez nous et la pouponnière, nous étions finalement très fatigués en retrouvant notre maison. Au premier week-end j'ai senti deux après-midi d'épuisement. Je pense que les vannes de l'émotion ce sont ouvertes à ce moment.

Sur la gestion du quotidien, au départ, on s'est demandé comment on allait réussir à organiser nos journées avec ce tout nouveau bébé. Nous étions des parents en apprentissage (pas des super parents, ce n'est pas nécessaire) et tout geste prenait du temps. Se laver avant 14h, arriver à cuisiner pour le midi,  cela nous a été impossible sur la première semaine. Dégager du temps libre m'a semblé un effort considérable ! Les courses aux drives, les achats de surgelés et les gratins de pâtes ont été nos alliés pour les repas. L'organisation réglée et ensuite celle que je qualifierais de "Croisière" a pris 4/5 mois ! Aujourd'hui j'arrive même à sortir de chez moi une heure après son réveil ! 

Sur le plan de l'attachement et de la création du lien, les services de l'adoption avaient insisté lors des rendez-vous post agrément, sur la nécessité et l'importance de se créer une bulle à l'arrivée de notre enfant en restant une semaine voir 10 jours que tous les 3. On pouvait quand même sortir de chez soi pour les balades mais les visites devaient être très limitées. Notre petit garçon a toujours été sociable, souriant et finalement nos proches nous ont vus assez rapidement. J'étais à l'affût des réactions et expressions pour limiter éventuellement les temps de visite mais cela n'a pas été nécessaire. Tout le monde avait été prévenu que, tout comme nous au début, il ne fallait pas trop le toucher. Notre bébé est donc resté dans nos bras ou dans son transat quand nos amis se sont présentés à la maison pour le rencontrer. 

Il nous avait été aussi précisé de nous occuper de tous les soins : changes, biberons, et du portage pour créer à travers les échanges, le toucher, les sens, une relation privilégiée et unique, celle des parents à leur enfant. Nous avons bien respecté cela et honnêtement le confier à d'autres, c'était le début des petites séparations avec lui donc je n'étais pas pressée. Concernant ces premières fois, ma maman et ma belle-sœur ont porté le petit chaton au bout de 2/3 visites, c'était environ 3 semaines après son arrivée. Pour le biberon, on a attendu 1 mois et demi et c'est sa marraine qui lui a donné. 

Nous avons remarqué en regardant à posteriori des photos que le petit chaton que l'on trouvait déjà en relation, s'était ouvert encore plus au fil des semaines. Il a toujours été un bébé apaisé, facile, faisant ses nuits mais ce n’est qu'après deux mois qu'il s'est par exemple posé sur notre épaule quand il était fatigué. Les services de l'ASE ont vraiment pointé l'importance de ces étapes, de cette progression pour permettre aux bébés arrivés par adoption de trouver leurs repères. Nous avons réagi en fonction de son comportement, nous nous sommes adaptés et je crois que c'est ce qui est à garder en tête. 

L'attachement a été un coup de foudre pour mon mari et une évidence pour moi au retour à la maison. J'ai beaucoup visionné l'émission "la maison des maternelles" durant mon congé parental. Un jour le sujet devait être "Quand devient-on maman/parents ?" L'accent avait été mis sur l'importance du peau à peau avec un nouveau-né, voir l'allaitement afin de générer une hormone de l'attachement et du plaisir, l'ocytocine. Je peux vous dire que loin de cette chimie, maman par adoption, je ressens que le petit chaton est à 100 % mon fils. Je ne perçois aucun manque quand il dit "ma maman", qu'il me tend les bras, qu'il me regarde avant d'essayer d'aller vers les autres pour vérifier que je suis là et qu'il peut découvrir un nouvel environnement. La parentalité adoptive est une énorme chance dont nous profitons chaque jour. Selon moi, les liens du cœur et de l'amour sont plus forts que le reste. Notre petit garçon s'il avait fallu attendre encore des mois pour le rencontrer, je n'aurais pas hésité (mais je ne l'aurais pas su non plus).

vendredi 28 juillet 2017

Je crois être addict à la création d'attrapes chouettes (modèle déposé)

Hier après midi, j'ai préféré rechercher des idées pour de nouveaux modèles d'attrapes chouettes en délaissant une de mes tâches prioritaires du moment, débarrasser mon lave vaisselle. Je précise pour éviter de passer pour une maman indigne, que le petit chaton faisait lui une sieste. Je me suis alors dit que j'avais peut être une addiction à la création de bijoux car je suis toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs pour mes apprêts, à de nouvelles associations de perles ou de pampilles.

J'ai donc envie de vous présenter mes 13 dernières compositions personnalisées en fonction des demandes. Ma collection d'Attrapes Chouettes s'étoffe avec deux types d'anneaux centraux et de nouvelles plumes en métal, le tout acheté à quelques mètres de la maison mais aussi dans toute l'Europe. 

J'ai ajouté dans certains modèles une de mes dernières trouvailles, une perle en argent effet diamanté pour une touche "So chic". J'use et j'abuse toujours de ma petite touche de nacre blanche qui illumine souvent les modèles. Quant aux boutons en liberty, ils apportent une petite touche estivale en cette saison.




dimanche 2 juillet 2017

Parure de mariée en argent martelé pour Caroline

Mon amie Caroline nous a conviés à son mariage religieux cet été. L'année dernière j'avais créé ses bijoux pour son mariage civil http://pour2grainesetdesbijoux.blogspot.fr/2016/05/parure-de-mariee-fleur-de-feuilles.html. C'était un grand moment d'émotion d'autant qu'elle m'a de nouveau choisie pour créer sa parure de bijoux de mariée.

Nous sommes parties de son envie d'utiliser dans son collier et ses boucles d'oreille, des gouttes pendantes qu'elle possédait déjà. Partir d'elles pour trouver ses bijoux à Elle. 
La matière noble utilisée est l'argent qui se décline notamment (pour les ronds et les perles) sur un aspect martelé effet diamanté. J'ai associé des swaroskis rondes et blanches pour faire écho à sa légère robe toute en dentelle. Je recherchais dans la pointe du collier le rappel du visuel des boucles d'oreille. Il y avait aussi un bracelet reprenant les mêmes éléments. 
J'ai eu une semi carte blanche pour la réalisation et j'ai attendu avec confiance l'intuition.

Photographe Lyon Adeline Melliez
Ce mariage nous a aussi fait verser des larmes de bonheur puisque le petit chaton a été présenté à mes amies qui vivent aux quatre coins de la France. Elles ont attendu longtemps ma maternité, que ce soit à chaque FIV ou lors du parcours d'adoption. Elles m'ont énormément soutenue à chaque étape, quand les jours étaient mauvais ou quand les semaines devenaient longues. La Bai Jia Bei, c'était leur merveilleuse idée. Du coup, tenir mon petit amour à bout de bras et les voir le découvrir et nous découvrir en tant que famille c'était "frissonnant de bonheur"!

vendredi 16 juin 2017

Rendez-vous en terre inconnue dans les démarches administratives post apparentement d'adoption

Lorsque le petit chaton est arrivé, je suis passée du statut de salariée à celui de maman en congé d'adoption puis parental. Du coup on a informé les administrations de notre changement de situation afin de faire valoir nos droits aux indemnités journalières sécurité sociale et aux prestations familiales.

Je comprends bien que l'adoption est une situation assez rare dans les milliers de dossiers d'allocataires mais mon rendez-vous au siège de la CAF valait son pesant de cacahuètes : 

Moi : "Bonjour je viens parce que je suis maman par adoption depuis la semaine dernière"
Elle (la personne du guichet) : "Et vous aviez prévenu la CAF de votre projet d'adoption "
Moi (pas mal suprise) : "Heu non" (oui j'ai beaucoup de vocabulaire parfois)
Elle : "Tout comme on déclare sa déclaration de grossesse il aurait fallu faire cette déclaration en disant que vous alliez devenir parents bientôt. Pour la grossesse c'est au 3 ième mois. Il aurait fallu faire ça il y a quelque mois. C'est pas grave on va rattraper cela"
J'ai adoré (pince sans rire) cette comparaison sur la facilité à connaitre d'après elle une arrivée d'enfant par adoption. Je me suis dit qu'elle n'avait aucune idée de cette attente, de cet appel qui en quelques secondes change la vie. Après, j'entends qu'on ne puisse pas tout savoir des particularités des situations de famille si on n'y est pas confronté.
Moi : "En fait, on ne sait pas toujours quand on devient parent dans le cadre d'une adoption . On attend durant des années, on espère et un jour un appel nous apprend qu'on nous a choisi pour être parents d'un enfant. On a été appelé il y a 20 jours et avant on n'en savait rien".
Elle : le fameux "Ha bon, vous n'en saviez rien !" suivi de la célèbre phrase : "Il vient de quel pays ?". Ça a été "le double effet kiss cool" quand je lui ai  précisé "De France, de notre département. Nous avons adopté un bébé né sous X". Elle ne savait pas que c'était possible mais le côté "bébé" apporte toujours un effet mignonerie qui touche les gens.
S'en suit la remise de certaines pièces dont l'extrait d'acte de naissance du petit chaton avec un "Mais là ce n'est pas noté que c'est votre enfant ?" Y'a aucun parent sur cet extrait d'acte de naissance ?". 
Moi : "Oui, c'est le principe de la naissance sous X, on ne connait pas l'identité des parents biologiques, c'est une naissance sous le secret mais j'ai le contrat de placement de notre département qui nous confie notre bébé en vue de son adoption plénière".
Puis "Il ne porte pas votre nom, comment on va faire pour comprendre ça nous ?". J'ai alors expliqué que durant sa première année un bébé né sous X avait l'identité qui lui avait été donnée à la maternité.

C'était la poursuite de ce rendez vous en terre inconnue sur l'adoption pour elle. Je lui ai expliqué que nous allions faire un requête auprès du procureur de la République après 6 mois d'évaluation des travailleurs sociaux à notre domicile, pour que le bébé qui nous était confié en vue d'adoption devienne légalement notre fils et porte le prénom que nous lui avions choisi ainsi que notre nom de famille.
Elle était intéressée mais très perdue par toutes mes informations. Pour résumer elle m'a dit "Là il va falloir une lettre parce qu'autrement on ne va rien comprendre". C'était le début des lettres explicatives à tous les organismes car pour beaucoup d’administrations, l'adoption est méconnue. 

lundi 5 juin 2017

Parler de l'adoption de notre chaton en dehors du cercle familial et des amis ... recueil de petites perles et de moments de flottement

Nous n'avons pas encore trouvé de consensus avec le Man pour savoir si on parlait ou pas de l'adoption en dehors de notre cercle familial ou d'amis. 
Je l'évoquais naturellement pour ne pas en faire un tabou puis je me suis un peu rétractée. En me projetant sur les années à venir, je me suis demandée si plus tard notre petit chaton voudrait que son histoire soit connue "de tous", s'il n'allait pas nous reprocher qu'il s'agissait de son intimité. Du côté du Man, la rencontre de notre bébé et la suite est tellement belle (ce que je confirme) que nier cela est pour lui contre nature.

Alors voilà les situations un peu déroutantes ou rigolotes que nous avons connues. Je n'ai pas toujours su contourner, omettre ou ne pas réagir face aux question simples de gens. 

Sur les généralités de l'adoption : 
Nos voisins ont été surpris de voir un bébé chez nous. Sur le coup, la voisine a culpabilisé de ne pas avoir remarqué que j'étais enceinte. Parler de l'adoption a permis de la rassurer sur sa vision mais ses enfants qui n'étaient pas là (8 et 6 ans) lui ont posé ensuite des questions. Elle m'a dit "face à leur spontanéité, je n'ai sûrement pas trouvé les bons mots". Quelques semaines plus tard, je présente notre bébé aux enfants : 
"Ha oui, papa et maman ils nous ont expliqué. C'était un petit bébé, il était malheureux, sa maman elle l'a laissé. Il était tout seul, il était dans la rue. Sa maman mais pourquoi elle l'a laissé? C''est qu'elle avait pas d'argent? C'est qu'il n'était pas gentil?" 
Autant l'adoption de notre côté est facile à aborder , autant l'abandon c'est plus compliqué avec des petits . J'ai donc dit que parfois les dames faisaient naître des bébés et pour plusieurs raisons elles ne pouvaient pas s'en occuper. J'ai ajouté qu'à le voir aujourd'hui, le petit chaton, il n'était pas malheureux, que nous étions son papa et sa maman pour toute sa vie, que c'était bien pour lui et pour nous. J'ai enchaîné sur le fait que certains enfants n'avaient pas de contact parfois avec leurs parents puis je me suis dit : Attention, terrain compliqué. Je ne connaissais pas leur sensibilité, je n'allais pas leur parler du dessin animé "Ma vie de courgette" non plus donc je me suis arrêtée. 
Un autre petit voisin de 12 ans, présent, a répliqué : "Alors, vous l'avez adopté". Il venait de me faciliter les choses car je commençais à m'embourber face à la multitude de questions . Puis celui de 8 ans ,toujours sans filtre, m'a demandé "Et vous l'avez acheté? Et vous l'avez choisi?". J'ai expliqué les modalités de notre rencontre  commune. En le questionnant un peu il m'a parlé d'une camarade de classe qui avait vécu au Maroc et lui avait parlé d'enfants mendiants dans la rue. Voilà d'où venaient ses représentations enfantines. 

Sur les différences physiques, au bout d'un moment, les lois de la génétiques ne sont pas évidentes à soutenir... Bébé a les yeux ardoise, un teint caramel et mon mari a plutôt un physique de suédois. Je pourrais inventer des grands parents latins mais conter cette histoire ne me convient pas. Je trouve la vérité bien plus simple surtout quand les gens sont de "passage".
- Une connaissance me voyant avec le petit chaton : "Ha bé je suppose que le papa n'est pas blond aux yeux bleus" Après quelques secondes de réflexion de mon côté "Hé bien si". "Ha bon?" et puis là je lui ai parlé de la chance de l'adoption.
- Une serveuse que connait mon mari : "Oh bé dis, il n'a pas pris tes yeux!". Lui : " C'est logique ce bébé nous l'avons adopté ". Elle : "C'est pas vrai ! " . Nous : "Si, on est devenu parents en 2016 .... "
- A un mariage :  "Oh il a des grands pieds, il a quel âge ? [...] Son papa doit avoir de grands pieds ". Moment de flottement pour moi ne sachant pas quoi dire à part "Je ne sais pas trop en fait" . Face aux regards étonnés de mes interlocuteurs qui ont dû se dire que j'avais fricoté avec un inconnu ... j'ai précisé que nous étions devenus parents par adoption. J'ai eu l'impression qu'ils étaient soulagés que leur question anodine à la base n'ait pas soulevé un problème intime (en relisant cette phrase, je que réalise encore une fois que l'infertilité n'est plus un problème pour moi).

Sur le plan médical, la grossesse est un sacré chamboulement hormonal et physique du coup elle devient une explication logique à différents maux quand on me voit avec mon petit garçon : 
 - Chez une esthéticienne sur mon lieu de vacances : " Je vois que vous avez quelques imperfections sur la peau , c'est normal après une grossesse " . Pour ne pas avoir droit à des soins inappropriés style "jeune maman" (même si je le suis ) j'ai précisé : "Je n'ai pas accouché" et vite elle a dit "Ha je pensais que c'était votre enfant". "Oui mais il est arrivé par adoption" .
- Chez un nouveau médecin généraliste : "Des douleurs de dos après une grossesse ça s'explique, les organes ont été déplacés, les muscles se dont distendus. Il faut faire du gainage".

Alors le dire ou ne pas le dire , dans le quotidien, c'est une question qui finalement se pose tout le temps. Les retours même de parfaits inconnus sont très souvent positifs. Après avoir demandé "Il vient de quel pays?" (dans 80 pourcents de cas c'est la question qui suit ), nous cassons la représentation sur la facilité de l'adoption internationale puis nous parlons du parcours de notre bébé de la pouponnière jusqu'à nous. Les gens sont très étonnés de la possibilité qui existe dans certains départements d'adopter un bébé pupille de l'état. Viennent alors les question sur l'accouchement sous le secret dont certains découvrent la réalité et celles ensuite sur l'accès à ses origines. Nous diffusons des généralités sur l'adoption sans parler bien sûr des bribes du dossier personnel de notre enfant .
Mis à part l'esthéticienne qui était jeune et à qui j'ai un peu "expliqué la vie" les attitudes sont bienveillantes et parfois mènent à la confidence sur des histoires de vie. 

Dans la famille "La Perle" revient tout de même à mon beau frère. Je vais chez le kiné pour du gainage donc et là il me dit "Ha oui , tu fais ta ré éducation du périnée". Eclats de rire de ma part et il ne comprend pas de suite. Je lui précise donc que je n'ai pas besoin de ça. Il ne pige toujours pas alors je décide de le réveiller par cette phrase choc (lol) : "Je n'ai pas accouché ! " . Et là : "Oh je suis désolé mais pour moi le petit chaton c'est mon neveu et j'ai même pas réfléchi au fait que tu n'avais pas été enceinte. C'est naturellement mon neveu et j'ai oublié qu'il était adopté". On peut le dire ce petit garçon qui a fait de nous des parents, il a une place entière et pleine auprès de nos proches. Mon beau frère se confondait en excuses et moi j'étais émue de cette évidence, de cette absence de différence pour lui sur la façon dont nous sommes devenus parents. Mon beau frère a gommé les liens du sang pour les liens du cœur si forts et puissants. J'en suis ravie.

jeudi 27 avril 2017

Du liberty pour ma mariée bohème

Mon amie Violette m'a confié la réalisation de son collier de mariée. Nous sommes sorties des conventions et des perles de nacre ou en swaroski pour aller vers un modèle avec une cage ronde. Alors pour la symbolique on l'a ouverte cette cage et puis on y a déposé un oiseau (était ce une colombe?)



Elle avait envie de liberty, pièce maîtresse de sa décoration de mariage et c'est sur son cou que s'est déposé un doux biais. J'ai ensuite utilisé une chaîne en laiton et un petite poignée d'apprêts émaillés pour rappeler les motif de son tissus. Pour donner un côté bohème aucune pièce n'est identique et les étoiles colorées s'en donnent à cœur joie.


Pour sa poupette de 3/4 ans le modèle a été un peu réduit mais dans le même esprit (on retrouve le collier de mariée et à sa droite celui de la poupette) 


dimanche 16 avril 2017

Son début de vie, de sa naissance à notre semaine d'adaptation ensemble.

Difficile de trouver le temps d'écrire mais le projet du blog collectif, "Parlons Adoption" m'a motivée pour vous conter les débuts de notre petit bout, de sa naissance à notre première semaine ensemble.

Notre petit garçon est né sous le secret dans notre département, c'est une bébé pupille de l'Etat jusqu'à son adoption plénière qui devrait intervenir environ un an après son arrivée.
Sur ses premiers jours, notre bébé a été pris en charge par la maternité dans un service spécifique Comme c'est souvent le cas, il est allé en néonatologie afin qu'une équipe soit dédiée à sa situation de naissance particulière. Le personnel ou la maternité (on ne sait pas précisément ), lui a offert son premier doudou et des bras pour le rassurer.

La puéricultrice référente de la pouponnière du département (service de l'ASE, Aide Sociale à l'Enfance, ce sigle est connu des futurs parents adoptifs ! ) est ensuite venue le chercher dans sa seconde semaine de vie. Il a intégré une petite unité de vie collective avec d'autres enfants de 0 à 2 ans placés en vue d'adoption ou dans le cadre de mesures de protection par le juge. La cohabitation a pu être bruyante,  ce qui aujourd'hui lui permet de dormir au milieu des sons de la vie quotidienne. Quant au voisinage avec ses jeunes camarades de chambrée aux lits les uns contre les autres, il lui a assurément apporté un côté sociable, car il sourit beaucoup et à la rencontre d'autres enfants, il tend spontanément la main.
D'un point de vue médical, la pédiatre de la pouponnière s'est occupée de petits problèmes assez courants, la digestion, les régurgitations... Il a eu des séances d'ostéopathie pour le relaxer, apaiser des tensions qui se focalisaient au niveau de son ventre et de sa tête. Le phénomène de la tête un peu déformée est fréquent chez les bébés alors toute l'équipe l'a stimulé pour qu'il se développe au mieux dans son corps et dans son éveil.

Notre bébé a été préparé à son adoption. Vers ses deux mois, une fois le délai de rétractation de la mère biologique écoulé,  la psychologue lui a expliqué qu'il allait avoir un papa et une maman. On nous a informé que vers cet âge, les enfants nés sous le secret se demandaient ce qu'il se passait et qu'il pouvait y avoir des moments de "déprime". Notre petit garçon a un peu traversé cela. Les professionnelles de la pouponnière lui ont apporté de l'affection, des câlins, de l'attention, pour qu'il soit en mesure d'avoir confiance en son avenir et qu'il s'éveille en fonction de son âge.
Après la décision du Conseil de Famille qui a fait de nous ses parents, la date de la rencontre a été décidée. Notre bébé a été installé dans une chambre pour lui tout seul, quelques nuits avant de nous rencontrer. Tout est parlé, même aux touts petits, alors la veille du Grand Jour, les auxiliaires de puériculture de son unité lui ont dit que demain, son papa et son maman seraient là. Il est noté dans son cahier de liaison que ces paroles l'ont  détendu et qu'il a bien dormi.


Le jour de la rencontre, quand on a passé la porte de sa chambre, il dormait. Je l'ai trouvé petit. Il avait l'air paisible. Sa référente a essayé de le réveiller : "Petit bébé, papa et maman sont là". Je crois avoir eu son premier regard, interrogatif et ensuite il s'est étiré et a souri. J'étais émue et un peu béate. Nous avons ensuite profité d'une heure de sourires de sa part, C'était magique. Je m'attendais à quelque chose de pas évident pour lui , c'était donc le contraire, le rêve! Le Man' est ressorti de la pouponnière littéralement "groggy de bonheur", ayant du mal à marcher droit, titubant un peu. Il a eu un coup de foudre pour notre petit garçon. Moi ce jour là, j'ai profité sans toutefois arriver à réaliser que c'était notre bébé.

La rencontre était médiatisée. Notre bébé était en présence de sa puericulture réferente. C'est elle qui a fait les présentations. Notre petit avait besoin de la savoir proche de lui, Sur les premiers jours, au son de sa voix, il s'apaisait. Lors de ce "1er jour du reste de notre vie", nous étions aussi en présence de la psychologue de la pouponnière et de notre travailleur social .Elles se sont faites très discrètes si bien que ce moment paraît dans notre souvenir intime, alors que nous étions très entourés.

L'adaptation à la pouponnière a duré une semaine pour apprendre à connaitre les habitudes de notre petit, le prendre en charge dans les soins, faire le relais entre sa référente et nous. Les premiers changements de couches nous ont occasionné "des fou rires de baleines". Le premier tee shirt à passer par la tête a été une grande source de stress (on a ensuite vénéré les tee shirt à ouverture par pression dans le dos et les bodys ouverts sur le devant ) Bébé a bu la tasse au premier bain mais à chaque fois il est resté mignon et patient envers ses parents débutants.  
Cette première semaine ensemble a été celle de la découverte de notre petit garçon et de la transition entre deux univers, celui de la pouponnière et chez nous. Nous avons été conseillés, épaulés par sa référente qui au fil des jours s'est éclipsée pour nous laisser notre place de parents.

Le troisième jour, j'ai assisté à la naissance d'un papa. Lors du premier biberon que le Man' a donné, notre petit garçon avec ses grands yeux, a eu un regard si intense et pur, plein d'innocence et sûrement d'attentes, que le Man' en a pleuré. C'était émouvant d'assister a la création du lien entre eux deux. Cette journée a d'ailleurs continué dans la complicité puisqu'un bisous sur la tête quelques heures après, a fait s'illuminer d'un sourire le visage de notre bébé.

Le week-end arrivant, notre petit chaton (ce sera son surnom) a découvert sa maison. Le soir on l'a ramené à la pouponnière pour qu'il y passe sa nuit. Je l'ai laissé dans l'idée de le retrouver le lendemain et pour toute la vie tandis que le Man' avait un peu le cafard. Le lendemain, nous étions quand même très impatients et prêts aux aurores pour le ramener chez nous/chez lui. Il a retrouvé dans sa nouvelle chambre des éléments familiers, ses doudous offerts par la maternité et la pouponnière , la petite musique qui l'endormait et ses habits en taille 3 mois. Son nouveau lit lui a de suite plu puisqu'il y a dormi paisiblement pour sa première nuit  jusqu'à 8 heures du matin. Quand on a un bébé, cet horaire peut rendre jaloux d'autres parents. N'écoutant que notre plaisir et nos envies, au réveil, on s'est délecté d'un petit cododo de quelques dizaines de minutes ,avant de retourner une dernière fois à la pouponnière pour les " au revoir" . Cela n'a pas tardé, sa référente a dit "qu'il était passé à une autre vie avec son papa et sa maman". Elle lui a écrit un mot dans le cahier de liaison que nous utilisions pour transmettre des informations. Elle lui a dit "au revoir " en lui souhaitant un bel avenir auprès de nous et nous a remis un album photos. Celui-ci peut ensuite être utilisé comme support pour raconter son histoire à notre enfant. Emouvant de lire les petites annotations et commentaires. Ils montrent toute la chaleur humaine qui lui a été apportée.

Aujourd'hui quand je le vois aussi épanoui, heureux, je me dis que cet état de sérénité a commencé par cette équipe qui s'est très bien occupée de lui.

mardi 14 mars 2017

Endométriose en 2017, l'origine de la maladie encore méconnue

Chaque année, au mois de mars, je rédige mon petit article pour parler de ma maladie, l'endométriose. Cette maladie a en effet sa semaine dédiée et sa marche, l'endomarch à Paris pour qu'on parle d'elle. Les associations de patientes se mobilisent pour en appeler aux pouvoirs public et la faire sortir de l'ombre. L'endométriose n'est pas une maladie rare, elle touche 1 femme sur 10.

Pour rappel , le problème dans l'endométriose, c'est que les cellules de l'endomètre se déplacent hors de leur espace dédié. La migration des cellules d'endométriose fait saigner différentes parties du corps, créé des adhérences entre les organes, des kystes ou des nodules.  L'endométriose s'étend le plus souvent dans la partie pelvienne et colorectale. Les organes attaqués souffrent et nous avec. La partie du corps touchée devient peu mobile. Si la maladie est à proximité d'un nerf , elle est par exemple source de fortes douleurs. Lors des des cycles menstruels, l'endométriose provoque des crampes, des contractions et peut empêcher le déroulé d'une vie normale. Au regard de leur intensité, les douleurs peuvent mener jusqu'à l'évanouissement, à des consultations en centre anti-douleurs. La chirurgie fait souvent partie du parcours des femmes touchées par l'endométriose mais elle n'est pas toujours indiquée car il faut enlever toutes les cellules malades. L'une des façons de ne plus souffrir peut être de prendre un moyen de contraception arrêtant les cyles seulement, quand on est une jeune femme, cela est incompatible avec les projets d'enfants . L'endométriose s'attaque aux organes de la reproduction féminine. Les grossesses naturelles existent mais l 'une des conséquences de cette maladie est l'infertilité. C'est sur ce point que l'endométriose a gagné sur moi, malgré le recours à la PMA, les FIV ICSI et les FIV avec don d'ovocytes.

Aujourd'hui, je me dis que c'est un peu grâce à elle que je suis maman depuis quelques mois d'un adorable petit garçon arrivé par adoption. Nos deux histoires de vie issues d'un renoncement, nous d'un enfant biologique et lui d'une dame qui a choisi de le faire naître sous le secret, se sont rencontrées pour notre plus grand bonheur à tous les trois. Nous sommes à jamais liés.

Si l'endométriose a toujours des origines méconnues, ayant vécu dans un département utilisant en masse les pesticides, je me pose des questions de santé publique sur son arrivée en moi. Personne dans ma famille n'a eu ce souci. Je suis le gentil (pas le vilain ) petit canard chez qui elle s'est logée.
Toujours est-il que ne faisant pas (ou plus) confiance aux industriels et /ou lobbys , en 2016, j'étais passée aux serviettes hygiéniques bio et lavables , la présence de dioxine ayant été révélée dans certaines marques de jetables.

Depuis que je suis maman, je fais la chasse aux perturbateurs endocriniens et aux substances cancérigènes dans les produits d'hygiène (lessive, lingettes, shampoing, déodorant, crème solaire ... la liste est longue ). Bébé porte des couches bios. Je ne me sentais pas capable de me lancer dans les couches lavables et alors la lessive, c'est une horreur en en terme de composition chimique ! J'ai été effarée par l'article de "60 millions de consommateurs" sur le contenu des couches bébé et sur l'enquête de "UFC que choisir" sur les produits cosmétiques.
Pour tenter de permettre à notre bébé et à toute la famille de ne pas ingérer des substances nocives, j'ai radié de ma liste de courses les contenants suivants : phenoxethanol, paraben, methylisothiazolinome, cyclotetrasiloxane, ethylhexyl methoxycinnamate. Ce sont des perturbateurs endocriniens énormément présents. Au supermarché ça fait lire les étiquettes et prend un peu plus de temps mais c'est pour notre bien à tous.

Bien entendu, notre petit chaton n'est pas candidat à l'endométriose mais je me dis qu'il faut rester vigilant sur ces questions et changer nos habitudes de consommation, ne serait ce qu'au titre du principe de précaution. Comme nous l'avait dit un grand professeur parisien, avec cette maladie il y a des attitudes à adopter. J'ai rajouté celle-ci à la liste qu'il nous avait donnée : tenter de manger bio, limiter les aliments qui se transforment en œstrogène comme le soja , limiter la caféine et la théine.

mardi 27 décembre 2016

Les larmes de joie

Finalement les larmes de joie sont arrivées et sont même revenues.
Je réalise encore plus que je suis sa maman quand nous sommes tout près, en train de nous regarder à quelques centimètres, la tête tournée l'un vers l'autre, allongés sur le dos.

C'était donc, ces premières larmes de joie, lors de mon cours de yoga. Je suis allée aux séances de yoga pré et postnatal. Pour moi c'était post arrivée de notre petit garçon. On l'a installé dans le tapis d'à côté avec quelques jouets et j'étais à 5 cm de lui. Au moment de la relaxation, je l'entendais gazouiller, babiller, je le devinais en train de me regarder avec ses grands yeux.
La relaxation c'est un moment de lâcher prise et instantanément, des larmes se sont mises à couler sur mes joues car ce bébé tant attendu est enfin là, là avec nous, là avec moi . C'est magnifique ce qui nous est arrivé à tous les 3! Ce lien d'attachement, il est si fort après peu de temps de vie commune!

Je vois que notre petit garçon s'ouvre encore plus chaque jour. On l'a toujours trouvé souriant, sociable, mais maintenant il se colle à nous, fait des câlins. Les premières semaines de vie à la maison, sa petite tête se logeait en fin de "biberon du soir" dans le creux de mon bras. Maintenant il cale son bras sur notre épaule et pose sa tête dessus.

Cette parentalité est une énorme chance.

mardi 6 décembre 2016

Sa première image, sa photo

La semaine d'après l'Appel m'a permis de cheminer vers mon bébé.

Dans mon imaginaire, la présentation de la photo, c'était le moment de la révélation, de la prise de conscience. Cet instant, je l'avais idéalisé et en fait je n'ai rien ressenti de particulier. 

On nous a dit qu'on était parent d'un petit garçon de 3 mois puis le Man' a ouvert l'enveloppe et on a vu sa bouille. Il était photographié dans un transat . J'ai vu un bébé à la peau caramel et un peu inquiet. Dans les lignes grattées par la pouponnière il était décrit comme anxieux. J'ai pensé qu'en tant que parents, nous avions à le rassurer, le protéger et que cela passerait par du temps à trois. Par contre, j'ai énormément culpabilisé de ne pas avoir eu cette journée là , un fort élan d'amour vers lui. Le Man' commençait à voyager émotionnellement vers notre bébé et moi je me sentais encore un peu anesthésiée par l'annonce de son arrivée.

De retour au travail la photo que j'avais envoyée par texto avait fait son effet "Oh il est trop mignon", "Il a un joli petit nez", "Ce regard, ses grands yeux ! ". "Oh cette petite bouche ourlée ". Ces détails je ne les avais pas remarqués et après tant d'années d'attente, à l'aube de ma maternité j'étais un peu spectatrice des prémices de l'adoption de notre petit garçon. 
Il est un peu métissé et tout le monde y allait de ses similitudes comme "Oh, c'est un petit gars de chez nous". A travers les discussions, on lui a approprié des traits maghrébins, africains ou encore des Antilles ou de Madagascar. Au milieu de tout ça, je me sentais dans un énorme flou alors que la décoration de mon bureau personnalisé par les collègues (ballons colorées, serpentins et lettres "BEBE") ne le signifiait pas extérieurement.

J'ai commencé à parler avec un peu de honte de ce flottement à mes amies et collègues mamans. Toutes ont eu des paroles bienveillantes et m'ont rassurée. Les professionnels de l'ASE ont eu la même attitude. Finalement, une photo, un bout de papier, c'est assez froid pour se rencontrer. 
Le parallèle avec le début d'une histoire d'amour ou d'amitié m'a fait relativiser au sein de mon esprit tourmenté. Une rencontre, ce n'est pas toujours un coup de foudre, ça se construit par des liens d'attachement progressif. Quand je suis tombée amoureuse du Man', je ne me suis pas tout d'un coup mise à pleurer de joie ! Notre histoire à deux s'est construite au fil du temps et ce sera aussi le cas de celle à 3. J'ai déjà eu des larmes de bonheur mais je crois ne jamais avoir pleuré de joie. Pourtant je m'étais mise la pression de vivre cela à l'arrivée de notre bébé! je me mets la barre un peu haute parfois ;-)

En savoir plus du côté des origines ethniques du père biologique m'a permis de clarifier l'identité ethnique de mon bébé et de me situer comme sa maman. Ça a été un moment d'apaisement.
Lui donner ensuite son prénom a été l'un des nos premiers gestes de parents. Enfin, on pouvait parler de lui en nous projetant en tant que famille.

Sans trop en dire, aujourd'hui, j'ai l'impression d'être maman depuis des mois. L'arrivée de notre petit garçon est une évidence et tout me semble naturel. J'ai deux amours et deux hommes dans ma vie. Je suis comblée et profite de chaque moment.

mercredi 2 novembre 2016

Il est où le bonheur, il est là

Explosion de joie !
Vague d'adrénaline !
Quasi évanouissement de bonheur !
Le Grand Jour est arrivé, on nous a appelés !
Mon téléphone portable a sonné alors que j'étais en plein milieu du couloir à mon travail, à la sortie d'une réunion. J'ai très vite compris que c'était l'Appel, que j'étais maman d'un bébé entre 3 et 4 mois. Je suis rentrée dans le bureau de mes collègues, c'était le plus proche, et là, soudainement, une vague énorme d'adrénaline- endorphine, m'a transportée. Heureusement, il y avait une chaise pas trop loin histoire de tenter de me garder les pieds sur terre. J'ai sentie au fond de moi-même et à travers les yeux de ma collègue, qui a assisté à ce moment que je qualifierais "d'accouchement émotionnel", que je devenais maman . J'ai vraiment failli m'évanouir de bonheur tellement mes émotions étaient intenses. J'ai eu des sanglots de joie. Je tremblais de tout mon corps incapable de parler. Il a fallu que je me concentre pour respirer. Au bout du fil, la personne s'est un peu inquiétée : "Ca va Madame?" J'ai réussi à souffler 5 mots :  "Oui, je suis si heureuse!"


Les yeux mouillés, j'ai serré fort ma collègue et notre stagiaire qui était dans la pièce. On s'est fait un énorme câlin. Je leur ai dit "C'est vrai, cette fois c'est pas un rêve hein?" (de vous l'écrire, j'ai des frissons). C'est vrai"? Elle m'ont répondu "C'est vrai, oui, oui, tu es maman".
Après plusieurs minutes pour reprendre mes esprits et arriver à tenter de tenir debout, j'ai appelé le Man' qui lui était en voiture . Il m'a quand même répondu "C'est pas une blague, c'est vrai, on est parents?". Après des années d'attente, la réalité du bonheur qui frappe à la porte est difficile à enregistrer intellectuellement je crois.
Là, les scénarios imaginés de la soirée du jour de l'appel : acheter des chaussettes ou un body "papa", l'inviter au restaurant etc .. sont tombés à l'eau. Le déroulé de notre soirée est devenu un flou total car ce n'était pas le jour idéal pour "fêter" ça. Le Man' avait sa soirée annuelle du travail, il était sensé rentrer vers minuit. Autant dire que de mon côté, prendre le bus et me retrouver à la maison toute seule, c'était quand même pas fun pour un tel événement. Il fallait quand même célébrer l'arrivée de notre bébé !

De fil en aiguille, nous trinquons à la terrasse d'un bar , cachaças en main (enfin, une chacune, on reste raisonable) avec ma collègue. C'est un moment de petite plénitude.On fait des selfis, sourires radieux pour immortaliser cette annonce. Je me retrouve ensuite ensuite chez une autre de mes amies logeant à côté de notre lieu de "happy hour". Elle rentrait du travail quand nous partions. On mange ensemble et on discute de ce bébé qui reste imaginaire puisque le département ne nous a donné aucune information. . Je lui dit "Tiens il va falloir que j'achète une girafe Sophie" . Hop, elle m'en sors une emballée. C'est une soirée au déroulé inattendu et improvisé mais tous les détails sont quand même là! Je suis contente de partager ma joie de cette façon. 
Elle explique à ses enfants de 5/6 ans ce qu'il se passe. Son petit garçon dit "C'est super" et quelques instants après "Dis maman, on peut avoir un chat"? C'est assez rigolo.

22 h, je retrouve enfin le Man' à la sortie de sa présentation annuelle qui, hasard des choses, avait lieu sur la même place que sa demande en mariage. C'est un beau souvenir. On finit presque la soirée de façon romantique finalement.

Il est tard mais j'ai envie d'aller voir ma maman, de faire 15 km de voiture pour lui annoncer qu'elle est mamie. Je l'appelle donc au téléphone pour éviter qu'elle ait peur quand nous allons sonner un peu plus tard chez elle. Je lui parle de tout, de rien, hausse le ton dès que le Man' met un clignotant. 22h45, on sonne. Elle a eu peur (quand même) mais bon, nous voilà devant la porte avec la girafe Sophie qu'on fait couiner pour lui signifier que nous sommes parents. Pour nous tous,  tout cela a du mal à être réel. On est heureux, on boit le café et on parle de la parentalité. Elle nous offre le sac à langer que je lui avais demandé au printemps dernier puis le doudou qu'elle a cousu.

La nuit suivante, mon "insomnie de bonheur" me montre que tout de même, quelque chose est différent. J'envoie un mail à 5 h du matin à mes collègues car il était tard et beaucoup étaient partis lorsque j'ai reçu l'Appel. Ne travaillant le lendemain, j'avais envie de leur faire l'annonce de ma maternité de façon personnelle.
On a dormi avec nos 7 doudous cette nuit là pour que notre petit retrouve notre odeur au fil de la semaine d'adaptation. 

On est parent!

lundi 3 octobre 2016

En Emubullition

Je suis en émubullition, c'est un néologisme:-)

Je suis émue car notre couple d'amis positionnés avant nous dans la liste dite "d'attente des bébés pupille" vient d'être appelé. Ils sont devenus parents. J'ai réalisé que ce changement de statut ne se passait pas en 10 jours (le délai approximatif entre l'appel et la rencontre) mais en 3/4 jours. 
Dès la présentation de l'enfant par photo, on passe de l'imaginaire au concret. On le voit, il est là devant nous avec des bribes de son histoire, de ses premiers jours à la maternité puis ses 2/3 premiers mois passés en famille d’accueil ou en pouponnière. C'est finalement à ce moment où, ça y est, on devient responsable pour la vie de ce bébé qui nous est confié. 
Je suis en ébullition car je sens que ça bouillonne en moi l'envie d’être maman. Les bulles je les perçois dans le ventre, plutôt des bulles de bonheur. Symboliquement aussi, la fin de l'attente est proche,"ça chauffe". J'ai même les joues qui pétillent car nous arrivons à une période de changements de vie.

Le prénom garçon est toujours en suspend, il ne fait pas notre unanimité, il manque le petit plus, le coup de cœur. Un de mes rêves est venu me souffler celui pour un petit blond aux yeux bleus, c'est déjà une idée. Le prénom de la petite fille se confirme lui de jour en jour.

J'ai des préoccupations de future maman. La thématique "Comment couvrir son bébé en hiver pour des balades en porte bébé ou écharpe" m'a occupée toute une après midi. J'en suis venue à la solution suivante : acheter une couverture de portage (et même personnalisée avec une chouette pour rappel de mes créations). Je viens aussi d'acheter un nouveau manteau tout doux pour que notre bébé soit confortablement installé durant les balades. La projection vers la parentalité est vraiment forte.  Avec toutes les précautions que l'on connaît dans le chemin de l'adoption il m'est aujourd'hui difficile de me raisonner et de canaliser ma joie. 

Me voilà en émubullition.

samedi 23 juillet 2016

J'ai vidé mon pochon de larmes

Je suis tellement déçue qu'on n'ait pas été appelé à l'été! L'espoir nous avait été impulsé il y a plus d'un an pour se figurer que nous pourrions être parents au premier trimestre de 2016 et il se trouve déçu.

Nous avons réalisé la chambre bébé depuis 9 mois et pour la première fois, j'ai ressenti le manque en y entrant alors que dans notre parcours d'adoption, elle a toujours symbolisé l'avenir. Cette pièce a longtemps était celle en attente, en bazar, puis elle a été investie en chambre d'amis une fois le deuil de l'enfant biologique passé. Quelques années après, elle est devenue celle pour le futur bébé mais comme nous allons déménager, son sens vient de s'estomper. Je ne sais même pas si notre enfant la connaîtra (la remplira). Émotionnellement sensible, suite à ma journée de travail de jeudi, l'idée a contribué a y vider mon pochon de larmes (c'est quand même moins lourd qu'un sac).

Je crois que le trop plein s'est manifesté car même dans mes estimations les plus longues, l'attente de l'Appel n'allait pas aussi loin. J'ai maintenant complété mon calendrier professionnel jusqu'à fin octobre. J'avais déposé des petits chaussons en laine au bureau, je vais les ramener à la maison. J'avais plaqué une affiche de bébé à côté de mon poste de travail, je l'ai arrachée.



Au travail, je temporisais la prise des dossiers à traiter à moyen terme, maintenant, je ne dis plus grand chose car je suis moi-même dans le doute. Une collègue m'a blessée avec une phrase que j'ai trouvé injuste et déplacée : "Écoutes on ne va pas faire en fonction de ton adoption. Ça fait deux ans que tu nous dis que tu vas bientôt être maman maintenant et c'est pas le cas !" (vive la réunion de service!) Ses mots, je les ai trouvés profondément piquants. Assez sidérée, j'ai osé une petite montée sur mes ergots du style: "Écoutes ce que tu dis est inexact mais en effet, ça fait 6 mois que je pense devenir maman". Je ne lui ai pas dit combien elle m'avait fait mal ce jour là. Elle n'a pas idée de ce qu'est attendre un enfant aussi longtemps et sur une durée indéterminée. J'ai en effet réalisé qu'on a comptabilisé presque autant de temps en PMA qu'en démarche d'adoption. 

Malgré le ton de l'article de ce jour, l'adoption faite de rencontres avec d'autres couples, une solidarité, ponctuée par des rendez-vous à l'ASE permettant de se projeter, a été une fois l'agrément passé, une route agréable. Il n'y aura quasiment rien à en évacuer en terme de tristesse. 

Hier, mon pochon de larmes est d'ailleurs redevenu sec avec les paroles apaisantes d'autres collègues. Je me suis ré ancrée dans le présent et tournée (un peu) vers l'avenir. J'ai fait les soldes enfants en achetant trois habits mixtes et mi saison, en taille 12 mois. Ils pourront servir en tout temps sauf en hiver comme cela, je prévois large pour une arrivée en 2016 (si je pouvais je croiserais les doigts en l'écrivant).

lundi 27 juin 2016

La face 1 de notre Bai Jia Bei

Mon amie Marie a cousu la première face de la Bai Jia Bei. Elle y a passé 3 heures. De mon côté j'ai pris 14 heures je crois pour réfléchir aux emplacements des coupons.
Trouver des similitudes ou au contraire opposer, moduler les couleurs et matières des deux côtés, cela a été un sacré casse tête.

Chaque face a un morceau de bavoir, de pyjama, de drap ou couverture bébé, de tissus d'un bout du monde.

Voici un aperçu de notre face 1 (la première ligne n'apparaît pas sur la photo) . Certain(e)s vont s'y retrouver. 


jeudi 2 juin 2016

La météo des "Attrapes Chouettes"

J'ai trouvé (au mois de juin ! ) des chauffes mains en laine très sympas pour faire ma première photo où la grosse chouette veille sur la plus petite.


Le temps est froid, pluvieux, mais comme vous les "Attrapes Chouettes" attendent le printemps, l'envol des grues (et nous celui des cigognes).


Les mois d'été vont-il amener le Soleil tant espéré?