mardi 14 mars 2017

Endométriose en 2017, l'origine de la maladie encore méconnue

Chaque année, au mois de mars, je rédige mon petit article pour parler de ma maladie, l'endométriose. Cette maladie a en effet sa semaine dédiée et sa marche, l'endomarch à Paris pour qu'on parle d'elle. Les associations de patientes se mobilisent pour en appeler aux pouvoirs public et la faire sortir de l'ombre. L'endométriose n'est pas une maladie rare, elle touche 1 femme sur 10.

Pour rappel , le problème dans l'endométriose, c'est que les cellules de l'endomètre se déplacent hors de leur espace dédié. La migration des cellules d'endométriose fait saigner différentes parties du corps, créé des adhérences entre les organes, des kystes ou des nodules.  L'endométriose s'étend le plus souvent dans la partie pelvienne et colorectale. Les organes attaqués souffrent et nous avec. La partie du corps touchée devient peu mobile. Si la maladie est à proximité d'un nerf , elle est par exemple source de fortes douleurs. Lors des des cycles menstruels, l'endométriose provoque des crampes, des contractions et peut empêcher le déroulé d'une vie normale. Au regard de leur intensité, les douleurs peuvent mener jusqu'à l'évanouissement, à des consultations en centre anti-douleurs. La chirurgie fait souvent partie du parcours des femmes touchées par l'endométriose mais elle n'est pas toujours indiquée car il faut enlever toutes les cellules malades. L'une des façons de ne plus souffrir peut être de prendre un moyen de contraception arrêtant les cyles seulement, quand on est une jeune femme, cela est incompatible avec les projets d'enfants . L'endométriose s'attaque aux organes de la reproduction féminine. Les grossesses naturelles existent mais l 'une des conséquences de cette maladie est l'infertilité. C'est sur ce point que l'endométriose a gagné sur moi, malgré le recours à la PMA, les FIV ICSI et les FIV avec don d'ovocytes.

Aujourd'hui, je me dis que c'est un peu grâce à elle que je suis maman depuis quelques mois d'un adorable petit garçon arrivé par adoption. Nos deux histoires de vie issues d'un renoncement, nous d'un enfant biologique et lui d'une dame qui a choisi de le faire naître sous le secret, se sont rencontrées pour notre plus grand bonheur à tous les trois. Nous sommes à jamais liés.

Si l'endométriose a toujours des origines méconnues, ayant vécu dans un département utilisant en masse les pesticides, je me pose des questions de santé publique sur son arrivée en moi. Personne dans ma famille n'a eu ce souci. Je suis le gentil (pas le vilain ) petit canard chez qui elle s'est logée.
Toujours est-il que ne faisant pas (ou plus) confiance aux industriels et /ou lobbys , en 2016, j'étais passée aux serviettes hygiéniques bio et lavables , la présence de dioxine ayant été révélée dans certaines marques de jetables.

Depuis que je suis maman, je fais la chasse aux perturbateurs endocriniens et aux substances cancérigènes dans les produits d'hygiène (lessive, lingettes, shampoing, déodorant, crème solaire ... la liste est longue ). Bébé porte des couches bios. Je ne me sentais pas capable de me lancer dans les couches lavables et alors la lessive, c'est une horreur en en terme de composition chimique ! J'ai été effarée par l'article de "60 millions de consommateurs" sur le contenu des couches bébé et sur l'enquête de "UFC que choisir" sur les produits cosmétiques.
Pour tenter de permettre à notre bébé et à toute la famille de ne pas ingérer des substances nocives, j'ai radié de ma liste de courses les contenants suivants : phenoxethanol, paraben, methylisothiazolinome, cyclotetrasiloxane, ethylhexyl methoxycinnamate. Ce sont des perturbateurs endocriniens énormément présents. Au supermarché ça fait lire les étiquettes et prend un peu plus de temps mais c'est pour notre bien à tous.

Bien entendu, notre petit chaton n'est pas candidat à l'endométriose mais je me dis qu'il faut rester vigilant sur ces questions et changer nos habitudes de consommation, ne serait ce qu'au titre du principe de précaution. Comme nous l'avait dit un grand professeur parisien, avec cette maladie il y a des attitudes à adopter. J'ai rajouté celle-ci à la liste qu'il nous avait donnée : tenter de manger bio, limiter les aliments qui se transforment en œstrogène comme le soja , limiter la caféine et la théine.

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