vendredi 16 juin 2017

Rendez-vous en terre inconnue dans les démarches administratives post apparentement d'adoption

Lorsque le petit chaton est arrivé, je suis passée du statut de salariée à celui de maman en congé d'adoption puis parental. Du coup on a informé les administrations de notre changement de situation afin de faire valoir nos droits aux indemnités journalières sécurité sociale et aux prestations familiales.

Je comprends bien que l'adoption est une situation assez rare dans les milliers de dossiers d'allocataires mais mon rendez-vous au siège de la CAF valait son pesant de cacahuètes : 

Moi : "Bonjour je viens parce que je suis maman par adoption depuis la semaine dernière"
Elle (la personne du guichet) : "Et vous aviez prévenu la CAF de votre projet d'adoption "
Moi (pas mal suprise) : "Heu non" (oui j'ai beaucoup de vocabulaire parfois)
Elle : "Tout comme on déclare sa déclaration de grossesse il aurait fallu faire cette déclaration en disant que vous alliez devenir parents bientôt. Pour la grossesse c'est au 3 ième mois. Il aurait fallu faire ça il y a quelque mois. C'est pas grave on va rattraper cela"
J'ai adoré (pince sans rire) cette comparaison sur la facilité à connaitre d'après elle une arrivée d'enfant par adoption. Je me suis dit qu'elle n'avait aucune idée de cette attente, de cet appel qui en quelques secondes change la vie. Après, j'entends qu'on ne puisse pas tout savoir des particularités des situations de famille si on n'y est pas confronté.
Moi : "En fait, on ne sait pas toujours quand on devient parent dans le cadre d'une adoption . On attend durant des années, on espère et un jour un appel nous apprend qu'on nous a choisi pour être parents d'un enfant. On a été appelé il y a 20 jours et avant on n'en savait rien".
Elle : le fameux "Ha bon, vous n'en saviez rien !" suivi de la célèbre phrase : "Il vient de quel pays ?". Ça a été "le double effet kiss cool" quand je lui ai  précisé "De France, de notre département. Nous avons adopté un bébé né sous X". Elle ne savait pas que c'était possible mais le côté "bébé" apporte toujours un effet mignonerie qui touche les gens.
S'en suit la remise de certaines pièces dont l'extrait d'acte de naissance du petit chaton avec un "Mais là ce n'est pas noté que c'est votre enfant ?" Y'a aucun parent sur cet extrait d'acte de naissance ?". 
Moi : "Oui, c'est le principe de la naissance sous X, on ne connait pas l'identité des parents biologiques, c'est une naissance sous le secret mais j'ai le contrat de placement de notre département qui nous confie notre bébé en vue de son adoption plénière".
Puis "Il ne porte pas votre nom, comment on va faire pour comprendre ça nous ?". J'ai alors expliqué que durant sa première année un bébé né sous X avait l'identité qui lui avait été donnée à la maternité.

C'était la poursuite de ce rendez vous en terre inconnue sur l'adoption pour elle. Je lui ai expliqué que nous allions faire un requête auprès du procureur de la République après 6 mois d'évaluation des travailleurs sociaux à notre domicile, pour que le bébé qui nous était confié en vue d'adoption devienne légalement notre fils et porte le prénom que nous lui avions choisi ainsi que notre nom de famille.
Elle était intéressée mais très perdue par toutes mes informations. Pour résumer elle m'a dit "Là il va falloir une lettre parce qu'autrement on ne va rien comprendre". C'était le début des lettres explicatives à tous les organismes car pour beaucoup d’administrations, l'adoption est méconnue. 

4 commentaires:

  1. Quand même, c'est leur boulot, c'est étonnant qu'ils ne sachent pas tout ça !!!

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    1. Alors moi je me dis qu'on ne sait pas tout et qu'on apprend tous les jours

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  2. Tu es vraiment tombée sur une quiche !!! Moi j'ai juste remis les docs demandés sur internet. Ça a duré 5 min !

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    1. Ha bé ça dépend. Les droits en France peuvent être un sacré méandre. Honnêtement c'est peut être le service adoption qui lui aussi devrait expliquer cela, se rendre peut être à la CAF et surtout devrait informer les futurs parents en terme de législation. Enfin, c'est mon avis

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