Notre parcours

De l'enfant naturel à l'enfant adopté

 Décembre 2008 : Un kyste s'est posé sur un des mes ovaires. Alors que je pensais avoir une "petite coelio", je me retrouve délestée d'un ovaire et on me dit que je suis atteinte d'endométriose. On n'a jamais entendu parler de cela. 

- Janvier 2009 : On suit les recommandations post opératoires en me mettant sous ménopause artificielle. Cela ne nous réjouit pas, on trouve long de repousser nos essais de 9 mois. 

- Septembre 2009 : Retour d'un cycle. La gynéco qui ne cessait de me dire "ma pauvre" depuis qu'elle avait vu la taille de mes premiers kystes, nous oriente vers la PMA (procréation médicalement assistée).

Octobre 2009 à Juillet 2010 : Nous arrivons plein d'espoir au premier rendez-vous avec le Grand Doc. Après les examens de "routine", nous tentons les stimulations ovariennes par piqûres. C'est sans compter un retour en force de l'endométriose qui me fait souffrir à l'été de façon exponentielle. 

- Juillet 2010 : Quel soulagement! On apprend qu'on passe directement aux FIV (Fécondations in Vitro). Je me rappelle de ma légèreté... je m'imagine enceinte dans l'année. C'est vrai tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui a eu un enfant grâce aux FIV.

- Novembre 2010 à Mars 2011 : En fait les FIV ça paraît un peu plus compliqué pour nous, ça ne marche pas toujours apparemment... 2 FIV sans transfert d'embryon et celle de mars m'offre en cadeau un infection. Un mois et demie à me limiter à 200 mètres de périmètre de marche. Tout autre effort me donne de fortes crampes dans le bas ventre. Cependant je me sens sereine quant à la suite.

- Juillet 2011 : Un début d'espoir car nous avons obtenu un embryon de bonne qualité au deuxième jour (J2). On y croît, c'est notre première réussite mais finalement 15 jours après le test de grossesse est négatif. On est déçu.

- Décembre 2011 : "Forts" de notre précédent résultat, nous nous lançons dans notre 4° FIV en un an. Echec total : l'endométriose fait son énième retour, la stimulation fonctionne mal. Après 21 jours de piqûre, j'arrive à la ponction dans une fatigue physique et psychologique. La ponction ne donne rien, le seul ovocyte récolté est rempli d'anomalies. Il n'est même pas mis en fécondation. 

- Hiver 2012 : Un début d'année difficile, je ne crois plus du tout à une FIV issue de nos gamètes. J'imagine la fin des traitements avec apaisement  Nous consultons sur le don d’ovocytes en France, c'est un autre façon de porter un enfant. La Doc qui nous reçoit nous parle de deux ans d'attente, réduits de 6 mois si on trouve des donneuses (qui ne seront pas pour nous mais pour la "chaîne du don"). Elle nous indique que nous pouvons poursuivre les FIV "normales". Après avoir mesuré le ratio risque/échec, on y repart.

- Mars 2012 : 5° protocole qui nous donne l'inattendu : plusieurs embryons de bonne qualité. 3 embryons restent au troisième jour (J3). Qu'ils soient frais ou congelés, ils ne donneront pas de grossesse.

Novembre 2012 : La 6° FIV apporte encore 2 embryons mais qui connaissent la même issue. 

- 2013 : Pour le moment mon corps n'est pas capable de porter une vie intra utéro. Je crois peu à une issue favorable avec des gamètes, à une grossesse biologique. La démarche de FIV avec don d'ovocyte est en stand bye. Nous imaginons que la science "se casse le nez "sur la complexité médicale de notre situation. 


- 2014 : Un autre projet anime désormais notre quotidien, celui de fonder notre famille à travers l'adoption. Avec envie, je pense souvent à cet enfant que nous attendons et qui n'est pas encore né. Nous mesurons la particularité qu'aura notre cellule familiale et le parcours de notre petit. 

Nous construisons notre projet par des échanges avec des familles, les professionnels de l'aide sociale à l'enfance et en participant aux activité de l'EFA (association Enfance Famille adoption).

Nous sommes agréés pour l'adoption d'un enfant de 0 à 3 ans sans problème de santé majeurs. Nous espérons rencontrer d'ici quelques années, un bébé, pupille de l'Etat, né lors d'un accouchement sous x.


- Mi 2014, nous sommes allés au CECOS dépoussiérer notre demande de don d'ovocytes et il se pourrait qu'une tentative se fasse en 2015. C'était inattendu, on l' avait laissée de côté et puis on s'est dit pourquoi ne pas tenter. 


- 2015 : Après un an d'examens, avoir été reconnus par le Juge aux Affaires Familiales, parents d'un hypothétique embryon, la FIV avec don d'ovocytes vitrifiés est un échec. C'est sûr notre bébé arrivera désormais par adoption.Trois embryons sont congelés et nous permettent d'envisager une petit frère ou une petite sœur avant 2020. La priorité sera de créer notre famille avec notre petit bout adopté, pour la suite, c'est en pointillés.

2016 : Je crois que 2016 sera l'année de notre parentalité adoptive. En tous les cas, ce sera une année où un ou plusieurs beaux projets construits durant des mois vont voir le jour. 

Le téléphone a sonné, le bonheur a été immense, limite évanouissant, grogysant (c'est un joli mot qui n'existe pas). Nous sommes parents d'un adorable petit chaton. J'ai oublié mon travail, je suis en congé parental.